Sanctum Sanctorum

Hommage à Mike Kelley, Cy Twombly, David Weiss et Franz West

29/06 > 31/08 2013
Vue de l'exposition
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Dans le cadre du projet "Nouvelles vagues" organisé par Le Palais de Tokyo, la JGM. Galerie donne carte blanche aux Frères Chapuisat pour imaginer une exposition collective.

Le travail des Frères Chapuisat fait régulièrement référence au sacré en s'appuyant sur des recherches scientifiques ou sur des croyances populaires. Leurs installations, qui invitent souvent le visiteur à pénétrer dans des espaces confinés, agissent comme des lieux propices à l'introspection. En s'appuyant sur l'essai du neurobiologiste Henri Laborit, Eloge de la fuite (1976) et un texte célèbre du guide spirituel Anthony de Mello (Awarness, 1992), Les Frères Chapuisat ont souhaité mettre en place un dispositif d'exposition qui mette l'accent sur la dimension mystique de l'expérience artistique.

Peu après la mort de Mike Kelley, un résident et ami d'Highland Park Hillside, son quartier à Los Angeles, a décidé de créer un mémorial en hommage à son ami. Il l'explique ainsi : « J'avais conscience que lorsqu'un ami meurt, en particulier quelqu'un d'autant admiré que Mike, il peut être vraiment utile d'avoir quelque part où se rendre,  faire quelque chose, un endroit où déverser sa peine et où l'honorer. Je crois aussi que les rituels sont très importants, et que le deuil peut inclure un processus créatif ».

Dans cette exposition, Les Frères Chapuisat souhaitent créer, dans la sacro-sainte chapelle qu'est le white cube, un parallèle entre la mort, les rituels qui l'entourent et l'oeuvre d'art. En proposant une vision très personnelle de la vanité, les Frères Chapuisat font glisser l'objet de son statut d'oeuvre à celui de relique. L'attention ne se focalise plus uniquement sur la dimension intellectuelle de l'oeuvre mais surtout sur sa proximité avec son créateur, au point d'en devenir un prolongement. Par conséquent, la mort est le protocole de ce projet d'exposition qui réunit uniquement des artistes décédés au cours des dernières années (Mike Kelley, Franz West, David Weiss, Cy Twombly).  

Les Frères Chapuisat ont choisi d'intervenir plastiquement dans le dispositif d'exposition. Chaque oeuvre/relique est ainsi présentée à l'intérieur d'une petite pagode ou stûpa (reliquaire et lieu de culte bouddhiste) et customisée en fonction de l'artiste auquel elle rend hommage. Dans une atmosphère délibérément sacralisée, le visiteur est invité à s'introduire à l'intérieur de petits lieux de culte afin d'éprouver physiquement la dimension introspective de cette expérience mystique.

L'exposition "Sanctum Sanctorum" est un hommage à des figures majeures récemment disparues. C'est aussi le moyen pour les Frères Chapuisat de remettre en question la forme-même du dispositif de monstration en proposant une approche différente et radicale de l'exposition et de l'appréciation des oeuvres d'art.